Cher Connard de Despentes

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Tout commence par une recherche sur Internet, par mes soins. Je souhaitais savoir quel livre faisait sa rentrée Punchline ! Despentes s’est inscrit en première page avec l’intitulé Cher Connard. Et là, ça a fait tilt dans ma tête. Dans un premier temps, j’ai explosé de rire et dans un seconde temps, j’ai cliqué sur le lien pour lire le résumé. Celui-ci m’a de suite plu ! J’avais, enfin, trouvé le livre pour mon « club de lecture ». Je n’avais point penser qu’il était en train de devenir viral. Très critiqué, celui-ci ne fait pas l’unanimité et je peux comprendre ce que les gens pensent de cette correspondance ! 

Son histoire

Tout commence par la publication d’Oscar, sur son compte Instagram. Cet homme écrit un texte au sujet d’une femme qu’il a revue dans un café et il la critique sur son physique. Que c’est petit et facile ! Je les connais ces minables croyant qu’ils aies la permission de critiquer une personne sans savoir la tragédie que la personne, en question, a pu subir. 

Rebecca lui répond avec une telle rage qu’elle-même se fait passer pour une connasse

Le registre de la lecture se fait sentir dès la première phrase de la réponse de Rebecca qui est très violente et méritée. Une personne fragile irait se suicider dès l’ouverture et lecture de ce DM. 

A ce moment précis, j’ai été happée par cette histoire car des souvenirs sont remontés à la surface tels que le viol, le harcèlement scolaire. Sauf, qu’à mon temps, Instagram n’existait pas ! 

Je vais écrire 6 extraits avec un texte qui m’appartient de mes pensées avant de tonner mon avis ! 

L’homme et la femme, égaux ?

 

« J’affirme qu’à chaque fois qu’un homme impose son plaisir à une femme il soumet instinctivement à la loi du patriarcat et que la première règle de cette loi consiste à s’assurer que nous soyons exclues du domaine du plaisir« . – Réponse de Rebecca à Oscar. 

Je te laisse méditer sur cet extrait. Commente et dis-moi ce que tu en penses ! 

La maternité !

« C’est toujours le malheur qu’on vénère, dans la maternité. Jamais l’épanouissement. » 

Cet extrait une vérité spectaculaire ! Mon amie soeur qui est enceinte, en ce moment, reçoit tant de mots et de haine sur la maternité par des femmes. Il est vrai que la grossesse ou être mère peut s’avérer difficile mais être parents, n’est-il pas le plus beau conte de la vie d’un couple désirant avoir des enfants ? Ne me dites pas non, car vous serez en train de me mentir ! Femmes que vous êtes, vous êtes les premières à me répéter que les enfants sont la vie ! 

La confiance.

« Je me méfie de tout le monde, surtout en ce moment, je me demande toujours quelles sont les motivations sincères des gens derrière la gentillesse. »

Quand j’ai été piquée au plus profond de mon cœur, je suis devenue une personne méfiante. Moi-même gentille, je peux paraître « trop gentille ». Avec les expériences vécues où la déception fut invitée en premier, les nouveaux amis n’ont qu’à bien se tenir ! La confiance sera compliquée et il faudra être patient puisque, malheureusement, je ne te la donnerai pas dans la demi-heure qui suit notre rencontre !  

L’addiction

« L’addiction, c’est chercher du réconfort dans ce qui te détruit »

Mon addiction fut la « colère ». Je pensais qu’elle allait me guérir de mes maux, mes blessures alors que ce fut l’inverse. Cependant, sur le moment, elle me procurait jouissance car elle permettait de faire comprendre à l’autre qu’il ne fallait pas s’aventurer dans les bois profonds – ne pas venir m’embêter. Mon addiction me protégeait du démon ayant tout pris sur son passage. Un agresseur qui a mis le dégoût sur mon corps et mon âge pendant des années. Elle le bloquait grâce à un bouclier n’atteignant ni mon coeur ni ma tête. Et cette colère fut médicamentée pendant dix ans pour éviter de faire face à ce qui m’agaçait le plus haut point. Je n’étais qu’invisible : un zombie, venant de sortir de sa tombe, déambulant dans les rues ! 

 

Dieu

 » Et nous savons tous que nous ne reviendrons pas à la raison après ce confinement. Parce que nous croyons en ces dieux machines. Dieu du tel, Dieu du réseau. Dieu du nucléaire. Dieu de l’avion. Tous ces dieux qui nous font sentir nuls. Qui valent qu’on meure pour eux. Nous ne sommes pas des êtres améliorés par les machines. Nous sommes dévorés. Sidérés par la puissance de nos créations. Ce ne sont pas plus les machines qui sont en cause que le Dieu de la Bible qui voulait qu’on tranche la gorge d’un fils pour prouver qu’on était croyant. La seule façon que nous connaissions pour dire à une puissance supérieure que nous la respectons, c’est de mourir pour elle. Nous ne supportons pas de mourir pour un pauvre virus. Mais la voiture, ça, c’est une belle mort ! »

Comme pour le premier extrait, je te laisse la parole. A toi de me dire ce que tu en penses. Je suis assez d’accord avec ce qu’elle a écrit. J’entends souvent des personnes me dire qu’ils sauveraient leur Dieu du tél si leur maison prenait feu ! Et moi aussi mais après ma famille et mon chien car ils sont beaucoup plus importants que des données téléphoniques ! Je mourrai + pour ma famille que pour un ordinateur ou le risque de percuter une personne car je me trouve en train de conduire ma voiture sous l’emprise de l’alcool. 

 

La dissociation 

«  Une psy m’a parlé de la dissociation, comme si c’était un truc physique, qui serait observé. Une femme violée ça se dissocie […]Depuis que je suis enfant, on me répète que mon corps appartient aux regards des autres,  qu’il appartient  à ma beauté, à ma séduction. La séduction, ça te dissocie. Comment veux-tu faire autrement ? »

La dissociation ne se fait pas pour toutes les femmes violées ou agressées sexuellement. Pour ma part, je pense que je l’ai fait lors du cunnilingus fait par ce connard. Tien encore un autre ! Ils sont partout, 🤣​ J’avais 9 ans lors de cet acte que j’ai appris à 18 ans quand j’ai lu mon premier livre sur le sexe. Je me rappelle du dégoût provoqué par ces lignes : un goût de métal dans ma bouche. Tous les mauvais souvenirs sont remontés à la surface. Je n’avais que mon stylo, des larmes et une estime de moi-même à hauteur de 0/10 ! 

A 9 ans – et pendant de longues années – j’ai enfouis ce mal pour pouvoir avancer. Ma première vie sexuelle  est le moment où j’ai repris contact avec cet enfant que j’avais mis de côté. Je me suis reconnectée à cet esprit écrasé, abandonné, laissé sur le bas-côté par peur d’être prise pour une menteuse ou même une pute ! Comment aurai-je pu être tout cela alors que j’avais tout juste 9 ans ? A ce moment précis de cette connexion, la guérison a commencé ! 

Mon avis

Ce livre est fait pour moi ! J’aurai pu très bien l’écrire. C’est tout comme, en fait ! Lors de cette lecture, je me suis vue dans certains personnages tels que l’enfant violé, agressé scolairement, la représentation de la femme dans ce monde où l’homme pense qu’il doit être toujours présent à mes côtés. Féministe ? Moi non ! Je veux une égalité de la femme et de l’homme : les mêmes droits, les mêmes envies de paroles… Equitable et avec bienveillance ! 

Ce livre est une pure réalité du Monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ne dites pas le contraire car le mensonge ne vaut rien. Il n’est ni le maitre ni le faux-jeton du jeu. Oui, la vie est un jeu où beaucoup de personnes doivent en chier pour réussir – si un jour ils y arrivent car, malheureusement, il n ‘y a pas de place pour tout le monde. Je ne parle pas de richesse; je parle d’une humanité : masculin, féminin, non binaire, homosexuel, hétéro, bisexuel, africain, arabe, chinois, français… L’être humain doit reprendre beaucoup de choses à zéro et ouvrir son esprit sans pour autant comprendre les autres. Je n’ai pas besoin d’être comprise car je ne vis ni pour TOI ni en ton Dieu que tu veux me faire croire qu’il a existé par tous les moyens que tu possèdes. Ce sont TES croyances, pas les miennes et, pour autant je t’accepte. Fais de même avec moi, avec ceux qui t’entourent. Ils ne nuisent pas à ta vie donc laisse-les tels qu’ils sont et tu seras l’être humain que le Monde a et aura besoin !

Edith Bee

Je te laisse avec cet avis, dis-moi ce que tu as pensé de cet article en commentaire ! Je te souhaite une belle journée ou soirée ! Bisous

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Author: Jason

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